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Réhabilitation du patrimoine et protection de l’environnement


S’il est un domaine qui nécessite qu’une intervention efficace et rationnelle soit rapidement engagée, c’est certainement celui  de la réhabilitation  et de

la préservation du patrimoine  historique de la région.

 

rehabilitation

Qu’il s’agisse de l’habitat ancien, de lieux de cultes, de sites archéologique et ethnographiques,  de savoirs faire  dans les métiers et activités traditionnelles ou  des valeurs et pratiques culturelles des ancêtres, tous ces  éléments constitutifs du patrimoine doivent être sauvés de la disparition et revalorisés pour être transmis aux générations futures.

Il en va, en effet, de la sauvegarde de l’avenir pour au moins deux raisons principales.

 

 

 

 

1- Le patrimoine est l’héritage du passé, le legs des ancêtres. Il témoigne de leur vie, de leurs luttes, de leurs victoires et de leurs défaites, de leur organisation sociale, du lien qui les unie à la nature et aux autres hommes,  de leur façon d’appréhender le monde, de leur valeurs et de leurs croyances.

Réhabiliter le patrimoine, c’est rétablir le lien avec le passé, parcourir le cheminement historique dont nous sommes le résultat et, ce faisant, révéler des éléments essentiels de notre identité. C’est donc un moyen de nous reconstruire, de nous réconcilier avec nous mêmes et, peut être, d’endiguer le processus d’acculturation en cours qui nous coupe de nos racines et nous prive de repères authentiques. Continuer de l’ignorer  c’est laisser perdurer un  traumatisme identitaire  aux effets déstabilisants  pour nous, on ne le constate que trop, mais aussi pour les générations à venir.

 

2- La réhabilitation du  patrimoine  s’inscrit dans une perspective  de  contribution à la reconstruction du territoire par la protection, la mise en  valeur et l’utilisation rationnelle des ressources.

Cette contribution  est à la fois économique (relance des activités de production traditionnelles, artisanat et   agriculture de montagne notamment), culturelle (valorisation des sites anciens, des  villages, des  grottes) et relationnelle (réhabilitation des solidarités traditionnelles) dans le cadre d’un développement durable respectueux de l’environnement.

Dans cette optique, le tourisme de montagne, envisagé, non dans une perspective « d’affaires », mais  comme un moyen d’intégration socio économique des populations  dans le développement régional, apparait comme un levier puissant de  sauvegarde du patrimoine, de  protection de l’environnement et de valorisation culturelle.

 

L’Association Djoua a engagé sur le territoire montagneux  un programme de réhabilitation de plusieurs ouvrages anciens.

 

Le village Djoua.

 

Ce village est abandonné depuis 1958 par sa population, victime de la situation de guerre à l’époque. Avec l’accord des propriétaires, l’association à engagé la restauration à l’identique des vingt deux maisons kabyles du village, toutes endommagées.  Ce travail est entrepris en faisant appel aux traditions locales de construction. Il utilise des matériaux locaux et fait appel aux travailleurs et aux savoirs faire  de la région.  Il sera intégré aux maisons les éléments de confort minimal indispensable à leur usage pour l’habitat touristique ou  l’exercice d’une activité artisanale.

Ce village s’intègre harmonieusement dans le projet global d’installation d’activités de tourisme de montagne sur le site. Il  est un des principaux atouts comme lieu d’accueil touristique et  modèle de réhabilitation utile et efficace d’un élément du patrimoine régional.

 

 

Le cimetière de Djoua

cimetière


Le cimetière, à proximité du village, est  également laissé à l’abandon. Ouvert aux quatre vents il est investi d’herbes au point de cacher les tombes. Les dernières personnes enterrées  sont deux maquisards tués durant la guerre.

La réhabilitation est entreprise en 2009. Après le nettoyage des lieux et des tombes il est procédé à la construction d’un mur d’enceinte selon la technique et avec les matériaux traditionnels.

Le cimetière de Djoua  retrouve enfin sa vocation de lieu de mémoire de ses habitants. Désormais chaque tombe y est clairement identifiée.

 

La Djema de Timanachine


Le local  a été construit en 1846  autour du mausolée d’un Saint de la région. C’était en quelque sorte la Djema traditionnelle  du village qui était à la fois un  lieu de rencontre et d’échanges pour les hommes, un espace de jeu pour les enfants. Une salle servait de lieu de prière. Avec le temps et le manque d’entretien le local est devenu impraticable.

Le local fait l’objet d’une opération de sauvegarde  patrimoniale par la réhabilitation à l’identique de son bâtiment  avec extension de la surface du terrain qu’il occupe  afin d’y  aménager les commodités indispensables.  Le lieu  devrait recouvrer sa vocation historique d’espace ouvert alliant la convivialité, la pratique du culte  et des  activités culturelles et  pédagogiques.

 

Les fouilles archéologiques sur le pic de Djoua

Fouilles

 

La fréquentation du site de Djoua, à l’occasion des activités  déployées  autour du festival, a conduit à la découverte de ruines de constructions  anciennes sur le pic de la montagne.

Le Centre National de Recherches Préhistoriques Anthropologiques et Historiques (CNRPAH) d’Alger a été saisi pour effectuer les fouilles indispensables à l’identification et à l’évaluation de ces ruines.

 

 

 

La réhabilitation des chemins de mémoire

Chemins

 

La région de Djoua porte la marque des chemins muletiers qu’empruntaient naguère les ancêtres  pour sillonner le territoire. Ces chemins figurent les réseaux de circulation et d’échanges qui liaient alors, au sein  d’une économie régionale unifiée, les activités de montagne à leurs débouchés sur le littoral.

Ils constituent un élément du patrimoine. Le projet de développement du territoire redonnerait tout leur sens à ces sentiers de mémoire comme traits d’union naturels entre la montagne et la mer.

 

La valorisation du littoral


Dans l’esprit des  promoteurs du festival de Djoua, l’essor  socio-économique  durable de la région, par un développement maitrisé des activités de tourisme,  implique une intégration cohérente des ressources de la montagne et de la mer.  Une réflexion sur ce thème a été  conduite qui a débouché sur des études et des  projets de valorisation du littoral par des aménagements innovants.

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