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Les activités du festival

 

Le village  artisanal: valorisation des savoir faire traditionnels


L’artisanat en Algérie recèle  des fragments de mémoire, véhiculés depuis des temps séculaires, en relation  constante avec l’évolution historique, sociologique et économique du pays. Détenteur de savoirs liés à la nature, la géographie, la société et l’art, l’artisanat est un élément essentiel du développement de l’économie locale, de la revalorisation du patrimoine et  de la préservation de la mémoire culturelle.

 

Cet espace est organisé sous  forme d’un  village artisanal implanté près de  l’entrée du festival. Il est  clairement identifiable et  facile d’accès aux visiteurs. Les artisans occupent  des stands en dur, faits de murs en panneau de roseau consolidés par du mortier en mélange d’argile et de paille, le  « toub »

Une vingtaine d’artisans seront présents qui viendront de diverses régions du pays, Béjaïa, Alger, Tizi-ouzou, Khenchella, Boussaada, Ouargla.

A eux se joindront des artisans venant de Dakar, au Sénégal, pour faire connaitre leur art et leurs savoirs faires ancestraux.

L’organisation du  village fait toute sa place à l’action  pédagogique pour faire connaitre et valoriser, auprès des jeunes générations, les métiers de l’artisanat en tant que patrimoine productif  créateur de richesses qui peut jouer un rôle essentiel dans la redynamisation de l’économie locale.

Cet égard, l’expérience des deux années précédente à été un réel succès. Les artisans et artisanes ont animés chacun son stand en exerçant sur place le métier pour sensibiliser des festivaliers très intéressés. Les produits réalisés ont, d’ailleurs,  tous été vendus..

 

Une vingtaine de métiers sont représentés. Sont concernés :

La bijouterie, la maroquinerie, le tissage, la tapisserie, la céramique, la poterie, la couture  traditionnelle, le burnous et la kachabia, la vannerie, la dinanderie, les tableaux de sable, la sculpture du bois, la coutellerie, la forge, la décoration, la peinture sur soie, l’orfèvrerie, la marqueterie, l’encadrement, les fabricants d’instruments musicaux.

Le « village artisanat »  est conçu de façon à inviter le public à s’immerger dans un univers esthétique, culturel, didactique et ludique.

Des démonstrations, des ateliers, des projections de films documentaires et des conférences rythmeront les journées thématiques.


L’espace  associations, jeunesse et culture : activités éducatives et de découverte


Des activités sont organisées  dans des ateliers en divers points du site.  D’autres sont déployées sur    l’ensemble du plateau. Un espace doté d’équipements de jeux est  spécifiquement aménagé pour les plus jeunes visiteurs.

Cet espace était animé par une quinzaine d’associations qui proposent des activités ludiques et éducatives.

Parmi les activités  on retiendra :

Expérimentation scientifique avec, cette année,  les « Petits débrouillards de Bretagne » en partenariat avec le Club des sciences de la nature et de la vie de l’université de Béjaïa et l’association AMAZER N’KEFRIDA.

Découverte de la bio diversité avec les associations ARDH et TIKLAT

Participation aux activités  de spéléologie, d’escalade et  de visite de site organisées par  le Club de Spéléologie de Béjaïa présent dans l’espace loisirs de montagne.

Randonnées à dos d’âne, chasse au trésor, cerf volant, tir à l’arc, ping-pong

Jeux de construction, jeux de ficelles,

Jeux traditionnels (tidaz, domino, rounda, aïkafen etc…)

Fabrication de fleurs de papier, d’animaux avec des feuilles végétales,

Atelier d’observation du ciel à la lunette astronomique.

Vont également participer aux animations les associations Géhimab ( science et patrimoine), Allegradj (Tourisme), Area-Ed, Arc en ciel (culture), Etoile Culturelle d’Akbou), Csa-Assirem Gouraya, Djamel Eddine Machhad, l’ association des Artistes plasticiens,  le Groupe Scout, le Groupe des Amis Apiculteurs, etc..

Des stands judicieusement aménagés attirent de nombreux  jeunes intéressés par  les expériences scientifiques des « Petits débrouillards », l’initiation à la spéléologie, la découverte  des plantes, les animations des associations de Mezkouna et d’El Kseur, la visite du village de Doua etc...

Sur l’aire de jeu on a pratiqué le tennis, la balançoire, le tir à l’arc, le trampoline, le hand Ball sans oublier  la ballade à dos d’âne.

 

Les  enfants du pays invités du festival de Djoua


On l’a dit, le festival de Djoua, en Kabylie, se positionne comme un carrefour de rencontre, ouvert sur le pays et à l’international.

C’est pourquoi il a été décidé, en juillet 2010, d’inviter, auprès de chacune des willayas du pays, cinq enfants et leur accompagnateur pour participer aux activités ludiques et éducatives organisées dans le cadre du festival. Ces enfants devaient se munir d’une pierre de leur région de façon à l’apporter symboliquement à la construction d’un « Mur de la mémoire » sur l’un des chemins muletiers parcourant le site de Djoua. Il s’agit ainsi de réhabiliter ces chemins comme un élément du patrimoine en hommage aux ancêtres qui les ont empruntés  des siècles durant, alors qu’ils vivaient et travaillaient dans la région.

L’initiative sera reconduite cette année par l’invitation de 140 enfants de différentes wilayates à venir participer au festival de Djoua et  découvrir cette région de Kabylie durant toute la semaine de la manifestation.

Des moyens logistiques très importants sont été mobilisés pour la circonstance ; hébergement et restauration en cité universitaire, personnel de service, moyens de transport, encadrement des activités pédagogiques et ludiques etc…

L’opération a nécessité une rigoureuse préparation. Outre l’organisation de l’infrastructure d’accueil, un programme d’animation pédagogique et festive a été élaboré avec un calendrier couvrant la durée du séjour.

Le thème accompagnateur du séjour, cette année, est l’initiation au Kabyle, la langue pratiquée dans la région ainsi que la découverte des langues espagnole et anglaise. Des ateliers d’initiation , encadrés par des enseignants de langues seront organisés une partie du temps.

Chaque jour, après le petit déjeuner, les enfants, séparés en  groupes, partiraient en bus  dans des directions différentes pour des objectifs divers. A tour de rôle, tous les enfants ont visité plusieurs sites ;

Au programme :

La maison de la culture de Bejaia où des professionnels du théâtre et de la poésie les recevront.

Le site de Yemma Gouraya.

La Corniche du grand phare.

Le village Ifri.

Les cascades de Kefrida.

Cap Aokas.

La plage des Hammadites.

Béjaia, de jour comme de nuit (Brise de mer, les Oliviers, l’ancienne ville, la Casbah, la place Gueydon)

Les enfants seront, également, conduits sur le site du festival pour participer aux activités éducatives et ludiques et assister aux concerts donnés en soirée.

Le programme des soirées étaient complété par des festivités organisées en ville ou dans la cité universitaire.

Recevoir autant d’enfants d’horizon différents dans des conditions optimales de confort et de sécurité  nécessité beaucoup d’efforts et de disponibilité de la part des organisateurs et des accompagnateurs. Mais, il faut bien le dire, ces efforts sont largement récompensés. Ce séjour est  un moment de bonheur pour les enfants.   Un bonheur collectivement vécu dans les activités de loisirs,  la découverte de la région et  de ses sites méconnus et sans doute aussi dans le  plaisir de rencontrer d’autres enfants du pays.

 

Les chantiers


Plusieurs chantiers de réhabilitation des métiers traditionnels sont organisés.

1-     Construction d’une  maison kabyle en pierre sèche selon la  typologie des maisons de Djoua.  Il est fait appel aux techniques anciennes de construction collective  et à l’usage  de  matériaux locaux. L’architecture  de la maison kabyle et l’agencement de ses espaces intérieur et extérieur  reflètent  l’organisation sociale et les valeurs culturelles qui structuraient  la société villageoise.

2-     Fabrication du charbon de bois selon la technique du « bucher » que pratiquaient  naguère les habitants de Djoua. La région fut longtemps un gros producteur de ce combustible qui alimentait les chantiers navals du littoral.

3-     Atelier de traitement du liège, produit du chêne zen très répandu dans la région. Le liège fut  une matière première de choix pour diverse activités artisanales et agricoles (apiculture notamment)

4-     Repérage et délimitation  des sentiers muletiers (chemins de mémoire) qui sillonnent la région par la construction de  murets en pierre sèche. Le mur est réalisé par des enfants avec la participation de ceux venus  de différentes régions du pays, à partir  de matériaux représentatifs  de ces  régions (argile, sable pierre, toub, etc…). Cette  œuvre commune consacre la vocation d’ouverture sur le pays et plus largement sur le monde du Festival de Djoua.

 

Les  activités et loisirs de montagne

 

Cet espace est en relation avec le thème du festival. Il est animé par des professionnels du tourisme de montagne (fournisseurs d’équipements, voyagistes, guides, sportifs etc.) et des associations spécialisées dans l’organisation et la conduite  d’activités et de sports en altitude (randonnées, alpinisme, spéléologie, via ferra, fantasticable,  parapente, cascade, etc.)

Les visiteurs  découvriront l’éventail des pratiques ludiques et sportives possibles sur le site. Ils sont conviés à y participer individuellement ou en groupes par les organisateurs.