| Relance des activités économiques traditionnelles |
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Le massif montagneux qui surplombe le littoral a été le lieu de vie des habitants de la région durant des siècles voire des millénaires. Ils y ont produit leurs moyens de travail et de subsistance jusqu’à ce que la guerre, puis l’exode rural et l’attraction de la ville à la recherche de meilleures conditions d’existence, les en éloignent. Depuis, les temps ont naturellement changés et avec eux les formes d’organisations sociales et les modes de vie qui ont subit les bouleversements
engendrés par la modernité. Celle-ci s’est accompagnée de progrès dans bien des domaines mais, s’agissant des besoins essentiels de subsistance qui n’ont pas fondamentalement changés, elle a conduit à une régression incontestable de la capacité et de la possibilité pour le citoyen producteur de les assumer. L’urbanisation massive et la généralisation d’un modèle de consommation fondé uniquement sur la circulation monétaire ont déconnecté des milliers de paysans et d’artisans de leur milieu rural d’activité. Ils ont détruit la relation d’échange séculaire du producteur avec son environnement naturel qu’il transforme et qui, en retour, le nourrit. Le résultat est que le citoyen n’est plus autonome pour ses besoins minimums. Il doit se soumettre au marché et à ses règles de fonctionnement, comme intermédiaire obligé, pour se nourrir. Alors que faire ? Rétablir le lien avec la nature. La démarche n’est pas originale puisque des peuples de tous les continents en viennent, aujourd’hui, à cette évidence que la réappropriation par les populations du lien directe avec la nature est la seule alternative viable qui puisse apporter une solution crédible au règne du sous développement, de la pauvreté et de la précarité. Concrètement cela signifie qu’il faut réhabiliter et moderniser les métiers et les savoirs faire anciens pour relancer les productions artisanale et agricole locales qui sont intimement liées, rétablir les solidarités traditionnelles, mutualiser les moyens, promouvoir les échanges et les complémentarités etc. A Djoua, il y a beaucoup à faire dans ce domaine. L’agriculture de montage est traditionnellement productrice de miel de grande qualité, d’huile d’olive, de figues, de cire, de savon, de liège, de bois artisanal, de charbon de bois, etc. Ces activités, et bien d’autres encore, ont toute leur place dans une démarche de développement global que stimulerait la demande locale et celle, complémentaire, qui serait générée par le tourisme.
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Relance des activités économiques
