L’accueil
La structure d’accueil était installée à l’entrée du festival. Son rôle était d’une importance primordiale en tant que lieu de premier contact avec le festival. Elle avait, à ce titre, plusieurs tâches : accueil physique, identification et enregistrement du personnel, des intervenants, des invités, des personnalités, de la presse, délivrance des badges et orientation vers les personnes devant les prendre en charge, accueil et information des visiteurs, distribution du programme du festival, contrôle de la circulation de véhicules. Dans la pratique, il semble que la tâche de confection des badges et de distribution des tickets de restauration ait absorbé l’essentiel des forces de la structure d’accueil. Car il est apparu de nombreuses insuffisances dans la capacité de cette structure à honorer convenablement toutes les autres tâches, notamment l’orientation des intervenants (particulièrement les artisans), l’information des visiteurs et la gestion de la circulation automobile. Cela tient à plusieurs facteurs. A l’inexpérience des agents chargés de la mission, qui ne sont pas des professionnels de cette activité, d’abord. S’ajoute l’impréparation, notamment en ce qui concerne la bonne connaissance de la distribution des tâches dans l’enceinte du festival et donc l’identification préalable des personnes chargées de les conduire. On ajoutera l’exigüité de l’espace d’accueil confiné dans une tente peu éclairée et suffocante.
La restauration
La tâche a été confiée à des familles des Ath Bimoun qui étaient volontaires pour concevoir sur le site des repas qui étaient vendus aux festivaliers. Un espace était réservé à cette activité avec les équipements de cuisine et de conservation nécessaires (chambre froide). Quelques autres échoppes vendaient des sandwiches, des grillades, du café ou des gâteaux. L’eau pour la boisson était de l’eau de source de Toudja et d’Aéris, en quantité abondante et rafraichie grâce à une immense machine à glace qui a fonctionné en permanence. La société exploitant la source de Toudja a fourni gracieusement la moitié de son approvisionnement.
On a déploré la propension des restaurateurs à gaspiller les couverts et les emballages.
L’hébergement
La capacité d’hébergement déployée sur le site du festival était de 500 places sous tentes de 4 lits et de 30 places sous chapiteau. Y ont été hébergés : - les organisateurs et le personnel du festival - les artisans, les intervenants associatifs, les artistes, les musiciens,... - les invités, - les agents de sécurité publique La distribution de l’hébergement à tenu compte des impératifs de sécurité (les artisans occupaient les tentes disposées à proximité des stands ou des kaimas), d’affinité et d’intimité (les femmes hébergées dans une même tente). Des matelas ont été fournis là où c’était indispensable, des couvertures ont été fournies à tous étant donné la fraicheur des nuits. Les conditions de confort relativement précaires ont été acceptées avec beaucoup de faire- play par tout le monde. Certains personnes, familles, personnes âgées, conférenciers, artistes ou invités ont séjourné en hôtellerie sur le littorale. La cinquantaine d’enfants d’une association de Boussada et les quatre vingts autres d’une association de Biskra ainsi que leurs accompagnateurs, tous invités du festival de Djoua, ont été hébergés dans des salles de classes aménagées en dortoirs dans deux écoles, l’une de Ifoughalène et l’autre de Tamanachine. |


Quand à l’eau pour les besoins domestiques, les cinq citernes du site ont été quotidiennement approvisionnées par les camions citernes de EDEMIA, le camion de l’APC de Boukhlifa et la citerne tractable du festival. Celle-ci a puisé l’eau d’une source mise à disposition par un propriétaire voisin.