L’espace artisanal
Cet espace était envisagé « sous forme de « souk » constitué de stands animés par des artisans. Ceux-ci fabriqueraient, présenteraient et vendraient leurs produits aux visiteurs. C’est l’occasion pour ces producteurs de montrer leur art et d’en instruire les citoyens intéressés. Le visiteur pourra découvrir une variété de métiers qui feront tout l’intérêt de ce souk. »
Une trentaine d’artisans étaient présents sur le site venant de diverses régions du pays, Béjaïa, Alger, Tizi-o La plupart des métiers étaient représentés mais l’objectif pédagogique recherché n’aurait pas du tout été atteint sans l’effort de quelques artisans qui ont expliqué leur art. On peut avancer au moins deux raisons à ces insuffisances. 1- d’abord celles liées à une certaine impréparation dans l’organisation de cette activité. On soulignera, en particulier, le manque de suivi des contacts établis avec les artisans pressentis de façon à bien expliquer les conditions matérielles et pédagogiques de participation au festival. La charte et le contrat de participation ainsi que le règlement intérieur n’ont, ainsi, pas pu être communiqués. Il est vrai que la tâche est peu aisée étant donnée la dispersion des artisans et la difficulté de les contacter en dehors des lieux traditionnels de commercialisation de leurs produits (foires artisanales, maisons de l’artisanat) ou par l’intermédiaire des annuaires des Direction du Tourisme ou parfois des Associations. La difficulté aurait sans doute été atténuée si on avait modestement identifié un nombre restreint d’artisans judicieusement choisis dans chaque métier et région avec lesquels le travail aurait pu être plus précis. On soulignera également, à la charge des organisateurs, les insuffisances en matière de conditions d’accueil des artisans en ce qui concerne surtout leur implantation dans des stands excentrés et mal protégés du soleil. Cela a, sans doute, conduit quelques uns d’entre eux à préférer repartir. Malgré tout, après les hésitations initiales et les aménagements de dernière minute, chacun à fini par être installé et a pu présenté ses produits. On notera, en passant, le sérieux et le dévouement de Salah, le responsable de l’équipe d’accueil, d’installation et d’hébergement des artisans qui a su gérer avec calme et détermination la situation complexe née de ces difficultés.
2- Si nombre d’artisans n’ont véritablement pas exercé et montré leur art, tel que cela était souhaité, c’est parce qu’ils sont surtout venus pour vendre des produits finis. Cette démarche purement marchande était somme toute légitime mais elle laissait de côté l’aspect pédagogique de leur métier qui est au cœur du projet de festival. Les quelques artisans qui faisaient exception ne peuvent masquer la réalité du monde de l’artisanat algérien tel qu’on a encore pu le constater à cette occasion. Il est difficile de mobiliser des artisans producteurs, peu enclins à quitter leur espace de création et de fabrication pourse déployer dans des foires, expositions, festivals et autres lieux de commercialisation laissés à des inte
rmédiaires. La faible production de chacun s’écoule naturellement par ces circuits marchands. Cette situation est sans doute liée au caractère confidentiel de l’activité artisanale, autrefois florissante, mais aujourd’hui réduite à une dimension quasi folklorique par un système économique et un modèle de consommation qui ruinent toutes les activités de base dans le pays. Ajoutons, enfin, que les artisans présents ont bien volontiers exprimé leur satisfaction d’avoir participé à ce festival atypique et sans doute peu rentable économiquement, certains d’entre eux ayant été sévèrement éprouvés par les intempéries durant deux soirées consécutives, les 9 et 10 aout.
Les débats
Le programme des conférences-débats s’est déroulé dans de bonnes conditions, chaque jour comme prévu. Le chapiteau, équipé d’un matériel de sonorisation et de projection, formait un espace suffisant et confortable qui a accueilli un public nombreux et intéressé. Plus de cent personnes chaque fois, parmi lesquelles des intervenants motivés, si on en juge par la qualité des prises de paroles ayant accompagné les exposés.* Les échanges étaient emprunts de sérénité et de rigueur, posant les vrais problèmes sans autocensure ni langue de bois. Le contenu de ces rencontres donnera lieu à des actes qui seront publiés.
L’animation ludique
Cet espace était animé par une quinzaine d’associations qui proposaient des activités ludiques et éducatives. Des stands judicieusement aménagés attiraient de nombreux jeunes intéressés par les expériences scientifiques des « Petits débrouillards », l’initiation à la spéléologie, la découverte des plantes, les animations des associations de Mezkouna et d’El Kseur, la visite du village de Doua etc... Sur l’aire de jeu on a pratiqué le tennis, la balançoire, le tir à l’arc, le trampoline, le hand Ball sans oublier la ballade à dos d’âne. Au chapitre de l’animation on mentionnera également la troupe de jeunes gens de Khenchella qui ont chanté, dansé et rythmé avec un incontestable talent les journées du festival.
L’activité artistique
Les concerts programmés* ont tous eu lieu bien que cette activité ait eu à subir les intempéries des soirées des 9 et 10 aout au point d’en empêcher le déroulement. L’ambiance était manifestement à la mobilisation chez les artistes, les musiciens et les techniciens du son qui ont tenus à rester jusqu’au jour de clôture du festival pour se produire, tous,dans l’apothéose d’un concert non-stop sous les acclamations d’un public très nombreux
et enthousiaste. L’activité artistique,c’était aussi le théâtre avec les spectacles de Naima « l’âne de Djeha » et celui de Charlot qui ont fait la joie des enfants sur le site. C’est aussi la mise en scène de la gigantesque marionnette de l’âne, conçue et jouée par la même troupe, pour annoncer le festival dans les rues de Béjaïa et sur le site.
On notera les hautes performances des équipements de sonorisation et d’éclairage mis en ouvre, le caractère particulièrement adapté du site d’implantation de la scène et la disponibilité de l’équipe de l’OREF qui s’est largement mobilisée pour produire des spectacles de grande qualité technique à la satisfaction des artistes et du public.
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uzou, Khenchella, Boussaada, Biskra, Oued Souss. On en attendait plus d’une cinquantaine qui s’étaient engagés à participer. Quelques uns sont repartis, vraisemblablement insatisfaits des conditions d’accueil.









